Atos : Le démantèlement s’accélère
L’annonce surprise de cession du groupe ATOS en début du mois d’aout nous contraint d’évoluer sur des sables mouvants. En effet, alors que nous discutons depuis plus d’un an de la cession des activités Eviden, l’annonce rebat les cartes.
Désormais, ce serait la partie Atos historique « Tech Foundations » qui quitterait le groupe et la partie « Eviden » qui garderait le SIRET en changeant de nom.
Comment garantir les droits des salariés ?
Que représente les 400 millions d’actifs de cession annoncé ?
FO considère que cette annonce témoigne à nouveau d’une vision à court-terme de la direction générale prête à brader les « actifs humains » pour des gains immédiats de trésorerie. Une menace plane sur l’emploi.
En ce qui concerne les premiers éléments transmis par la presse, FO s’interroge également sur la motivation du repreneur à devenir le premier actionnaire d’Eviden à hauteur de 7,5% et sur le prix en cash ridiculement bas proposé par ce même repreneur qui ressemble furieusement à du bradage.
MediaPart révèle que Nourdine Bihmane, directeur opérationnel de Tech Foundations, et Diane Galbe, directrice chargée de la stratégie chez Atos depuis un an, se seraient vu proposer des plans d’intéressement sous forme d’actions gratuites par Daniel Kretinsky. D’une valeur sous-jacente de 25 millions d’euros pour le premier, de 15 millions d’euros pour la seconde, une nouvelle qui fait parler dans les couloirs.
Néanmoins, « Tech Foundations » ne serait plus valorisé en bourse, exonérant les salariés du diktat habituel des actionnaires cherchant un rendement à tout prix.
FO restera donc vigilant à la défense des droits fondamentaux des salariés et exige dès à présent le maintien de l’ensemble des emplois et des sites.